Les incontournables à faire en hiver à Berlin

Un stand d'amandes caramélisées au marché de Noël de Spandau, avec ses guirlandes lumineuses et ses décorations de Noël sur les pavés
Photo : Fridolin freudenfett, licence CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons)

Le 21 décembre, Berlin compte 7 heures et 39 minutes de jour, et le soleil se couche avant 16 heures. Les maximales de décembre tournent autour de 3,6 °C, avec neuf jours de pluie dans le mois et une heure et demie de soleil par jour. L’hiver berlinois est donc gris, court et humide, et la neige tient irrégulièrement d’une année à l’autre. Pour comparer les mois, notre guide sur quand partir à Berlin donne les températures et l’ensoleillement.

Les marchés de Noël ferment entre le 22 et le 31 décembre

La saison 2026 s’ouvre le lundi 23 novembre, quand les grands marchés montent leurs chalets. Elle ne se termine pas partout le même jour : la vieille ville de Spandau et la Kulturbrauerei plient dès le 22 décembre, le marché du château de Charlottenburg le 27, le WeihnachtsZauber du Gendarmenmarkt le 31. Le marché de l’hôtel de ville, entre la Marienkirche et le Rotes Rathaus, tient jusqu’au 3 janvier 2027, avec une patinoire autour de la fontaine de Neptune et une grande roue qui monte à 50 mètres. Il ferme les 24 et 31 décembre, et ouvre de 12 h à 22 h en semaine, de 11 h à 22 h le week-end.

Au Gendarmenmarkt, l’entrée coûte 2 € et devient gratuite du lundi au vendredi entre 11 h et 14 h, sauf les 24, 25, 26 et 31 décembre. Les étals vendent de l’artisanat et servent du vin chaud, parfois allongé d’un schnaps. Notre sélection des marchés de Noël détaille les horaires place par place.

Le Teufelsberg et le Viktoriapark servent de pistes de luge

Berlin est plate et ne compte aucun domaine skiable. La luge reste possible dès que la neige tient, sur les collines montées avec les gravats de la guerre. Le Teufelsberg, dans le Grunewald, culmine à 120,1 mètres. Le Sénat y avait aménagé des pentes de ski et une piste de luge dans les années 1960, puis un téléski à perche en 1964 ; tout a été démonté huit ans plus tard, les Américains du sommet se plaignant d’interférences. Les flancs accueillent encore les lugeurs, le sommet restant clôturé autour de l’ancienne station d’écoute.

Au sud, le Viktoriapark grimpe à 66 mètres et propose des pentes de 50 à 140 mètres, plus courtes et plus adaptées aux enfants. La ville recense 51 collines à luge, aucune surveillée : il faut apporter sa luge. Notre page sur le ski et la luge depuis Berlin indique les stations du Harz et de l’Erzgebirge.

Les musées de l’île aux Musées occupent les journées courtes

La lumière tombe à 16 heures et les files d’attente se réduisent. L’île aux Musées reste la valeur sûre : cinq bâtiments sur une île de la Spree, classés à l’UNESCO depuis 1999, dont l’Altes Museum, le Neues Museum et son buste de Néfertiti, l’Alte Nationalgalerie et le Bode-Museum. Le Pergamonmuseum, lui, est fermé au public depuis le 23 octobre 2023 pour une remise en état complète, et sa réouverture est annoncée pour 2027. Un billet commun donne accès aux cinq maisons, à réserver sur smb.museum, où figurent aussi les jours de fermeture de chaque musée.

Le Museum für Naturkunde, près de la gare centrale, conserve plus de 30 millions d’objets pour 11 € l’entrée et 5 € en tarif réduit, et ferme aussi le lundi. Le Berliner Unterwelten ouvre les abris et les bunkers de la ville, au départ de Gesundbrunnen.

Alexanderplatz garde son horloge universelle et sa tour

L’horloge universelle et la tour de télévision justifient le détour. La Weltzeituhr, installée en 1969 sur un dessin d’Erich John, dresse ses 10 mètres et ses 16 tonnes au milieu de la place. Son cylindre à 24 faces correspond aux 24 fuseaux horaires ; un anneau horaire tourne à l’intérieur, entraîné par une boîte de vitesses de Trabant reconvertie. Classé depuis juillet 2015, le monument sert toujours de point de rendez-vous. Derrière, la Fernsehturm monte à 368 mètres, avec une plateforme à 203 mètres atteinte en 40 secondes d’ascenseur. Notre guide d’Alexanderplatz détaille les autres bâtiments de la place.

Bains et saunas pour finir au chaud

Berlin compte des dizaines de piscines couvertes, gérées par les Berliner Bäder-Betriebe. Le Stadtbad Neukölln a gardé sa halle à colonnes, ses mosaïques et son bassin de 25 mètres : 6 € pour 90 minutes, 7 € pour 150 minutes, 11,50 € la journée, et un sauna à 20 € les trois heures. Le vabali spa, près de la gare centrale, réunit saunas, hammams et piscines dans un décor balinais, pour 27,50 € les deux heures en semaine et 29,50 € le week-end ; il ouvre de 8 h à minuit tous les jours.

Pour une séance de hammam ou de massage, les bains publics et les spas privés de la ville publient leurs tarifs et leurs horaires sur leur propre site : les prix changent d’une saison à l’autre, mieux vaut les vérifier avant de réserver.

Février amène la Berlinale et fait remonter les prix

Le calme de janvier ne dure pas. La Berlinale occupe la ville une dizaine de jours en février, et les hôtels se remplissent autour de la Potsdamer Platz : les dates de l’édition à venir sont sur notre page Berlinale. Hors ces dates, l’hiver reste la basse saison : de novembre à février, en dehors des vacances de Noël, les vols et les chambres coûtent moins cher qu’au printemps. Une fois les marchés fermés, il reste les musées, les bains et les promenades dans des parcs presque vides.

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