Où prendre les plus belles photos à Berlin : nos spots
Un pont de briques à l’aube, des cours en briques émaillées en milieu de matinée, une sculpture d’aluminium au crépuscule : à Berlin, le même lieu change de valeur selon l’heure. Voici les sujets qui font de bonnes photos et le moment qui leur va.
La bonne heure : lever et coucher du soleil à Berlin
Le 26 septembre 2026, le soleil se lève à 6 h 58 et se couche à 18 h 55 à Berlin, avec une lumière civile de 6 h 24 à 7 h puis de 18 h 55 à 19 h 29, et environ quatre minutes de jour en moins chaque jour ensuite (timeanddate.de). Les vues d’ensemble se prennent depuis les hauteurs, réunies dans notre sélection de points de vue sur Berlin.
Oberbaumbrücke et East Side Gallery au lever du jour
Vers 6 h 30, la passerelle est vide et la Spree assez plate pour refléter les deux tours de briques. Le tablier supérieur laisse passer les rames de l’U1, qui donnent mouvement et jaune à un plan très géométrique ; on cadre depuis la berge, en contrebas, côté Kreuzberg. Comptez cinq minutes depuis la station S et U Warschauer Straße, puis les fresques de l’East Side Gallery sur le chemin du retour. L’histoire de l’ouvrage est racontée sur notre page Oberbaumbrücke.
Hackesche Höfe et Nikolaiviertel : les cours et les ruelles
Les Hackesche Höfe alignent huit cours reliées entre elles, bâties entre 1905 et 1907 par Kurt Berndt, dont la première, habillée de briques émaillées colorées, est signée August Endell. On entre par la Rosenthaler Straße et on ressort par la Sophienstraße ; le grand-angle collé aux murs évite la déformation. Des habitants y vivent, on reste discret.
À quinze minutes à pied, le Nikolaiviertel rejoue le vieux Berlin : ruelles pavées et Nikolaikirche reconstruites pour les 750 ans de la ville. Les lampions du soir y donnent une lumière chaude, facile à cadrer.
Gendarmenmarkt et l’île aux Musées
Sur le Gendarmenmarkt, le Konzerthaus est encadré par les deux coupoles jumelles des églises française et allemande : l’axe est parfaitement symétrique.
L’île aux Musées se photographie depuis la Spree : la pointe du Bode Museum au ras de l’eau et le dôme de la cathédrale derrière. Tôt le matin, la berge est libre avant les groupes.
Tempelhofer Feld : le ciel et la ligne d’horizon
Sur le Tempelhofer Feld, ancien aéroport devenu parc, le sujet n’est pas un monument mais l’horizon : les pistes tracent des lignes de fuite vers les nuages et la lumière rasante allonge les ombres. Les entrées ferment à 21 h 30 en septembre, bien après le coucher du soleil (horaires officiels).
Teufelsberg et Siegessäule : prendre de la hauteur
Le Teufelsberg, colline de gravats surmontée de ses tours radar, offre deux sujets en un : le panorama sur la ville et le street art qui tapisse les coupoles. Le site ouvre tous les jours de 11 h au coucher du soleil, dernière entrée une heure avant, billet adulte à 12 € (site officiel).
La Siegessäule se prend depuis la Straße des 17. Juni : à l’heure dorée, la colonne se découpe en silhouette sur le ciel, avec les voitures au premier plan.
Molecule Man, canal du Landwehr et châteaux d’eau
Planté dans la Spree depuis 1999 entre l’Elsenbrücke et les Treptowers, le Molecule Man du sculpteur américain Jonathan Borofsky dresse trois silhouettes d’aluminium de trente mètres. À l’heure bleue, quand les fenêtres des tours s’allument, l’eau offre un reflet presque parfait : temps de pose long sur appui stable, pas de flash.
Le canal du Landwehr offre aussi ses plans d’eau calmes et ses péniches. Pour les châteaux d’eau, le Wasserturm de Prenzlauer Berg, construit en 1877 sur la Knaackstraße, se cadre depuis le parc public qui l’entoure, avec les toits du quartier et la Fernsehturm en arrière-plan.
Alexanderplatz de nuit et architecture d’après-guerre
L’Alexanderplatz change de visage à la nuit tombante : la Fernsehturm, l’horloge universelle et les façades éclairées se détachent sur un ciel encore bleu dans la demi-heure qui suit le coucher du soleil.
À l’ouest, le Hansaviertel a été reconstruit pour l’exposition Interbau de 1957 par cinquante-trois architectes de treize pays, dont Walter Gropius, Alvar Aalto et Oscar Niemeyer : lignes nettes et façades claires autour du Hansaplatz, à photographier tôt le matin quand les rues sont vides. L’axe de la Karl-Marx-Allee offre des lignes de fuite plus graphiques.
Trépied, droit à l’image et drones : ce que disent les règles
Dans les musées d’État
Les Staatliche Museen zu Berlin autorisent la photo en règle générale, l’usage commercial demandant une autorisation. Leur règlement impose de laisser au vestiaire les objets encombrants, trépieds compris, et le flash n’est pas admis dans les salles : on entre avec l’appareil, pas avec le trépied.
Trépied dehors et dans les lieux privés
Sur le domaine public berlinois, une photo privée ne demande aucune autorisation ; une prise de vue publicitaire ou commerciale relève d’une autorisation délivrée par l’arrondissement, qui précise que les prises de vue publicitaires devant les lieux historiques, Gendarmenmarkt compris, ne sont pas autorisées, et que le régime des petites équipes admet cinq personnes au plus, un seul trépied et aucun éclairage (Straßen- und Grünflächenamt Mitte).
Dans les lieux privés, les règlements intérieurs tranchent : la Deutsche Bahn autorise la photo privée dans les zones accessibles au public mais interdit trépieds, éclairage et drones dans ses gares, et le S-Bahn Berlin va dans le même sens. Dans un centre commercial, on demande à l’accueil.
Le droit à sa propre image
Un portrait ne se diffuse qu’avec l’accord de la personne représentée, sauf exceptions, dont les personnes qui n’apparaissent que comme accessoires d’un paysage ou d’un lieu. Une foule dans une rue ou sur le Tempelhofer Feld se photographie donc sans difficulté ; pour un passant cadré en gros plan, on demande son accord avant de publier. Ces règles viennent des paragraphes 22 et 23 de la loi allemande sur le droit d’auteur des arts plastiques et de la photographie, publiés sur gesetze-im-internet.de.
Les drones
À Berlin, le survol relève de la catégorie ouverte européenne : 120 mètres de hauteur maximale, vol en vue directe, jamais au-dessus d’un rassemblement de personnes. Le survol d’une parcelle d’habitation exige l’accord exprès du propriétaire, le décollage sur une parcelle privée son accord écrit, et sur le domaine public c’est l’arrondissement qui indique si une autorisation est nécessaire (voir la Luftfahrtbehörde Berlin-Brandenburg).
Autour du secteur gouvernemental, un cercle de trois milles nautiques, soit 5,56 km, entoure le Reichstag : le ED-R 146 ne se franchit qu’avec une autorisation du Bundesaufsichtsamt für Flugsicherung, réservée en pratique aux vols professionnels, un survol sans autorisation constituant un délit.
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