Les futurs partenaires berlinois veulent racheter 160 000 logements privés

Immeuble d'habitation ancien dans la Marienstraße, à Berlin
Photo : Martin, CC BY-SA 3.0 de (Wikimedia Commons)

Les trois partis qui négocient une majorité à Berlin ont présenté samedi 17 octobre leur papier de discussions préalables, intitulé « Mehr gemeinsam, mehr Berlin ». Linke, Grüne et SPD y prévoient de racheter les logements des groupes privés qui possèdent plus de 10 000 appartements dans la ville. Ces sociétés conserveraient un socle de 10 000 logements, le reste passant dans le giron public contre une indemnisation plafonnée à 16 milliards d’euros. Selon la candidate de la Linke Elif Eralp, 160 000 logements de cinq groupes seraient concernés : Vonovia, Adler, Heimstaden, Covivio et DVI. Les coopératives et les bailleurs d’intérêt général restent hors du dispositif, comme les logements construits après le 1er janvier 2021.

Le texte s’appuie sur l’article 15 de la Loi fondamentale. La loi serait déposée au Parlement berlinois au milieu de 2028, pour une entrée en vigueur au plus tôt au milieu de 2029. Côté loyers, les hausses dans les logements des sociétés municipales, environ 400 000 appartements, seraient limitées à 2 % par an, avec une autorité de surveillance chargée de contrôler les excès. Le programme de construction vise 100 000 permis d’ici 2031 et écarte toute construction sur le Tempelhofer Feld.

Les instances des partis doivent encore valider l’ouverture des négociations de coalition. Les Grünen votent lundi 19 octobre lors d’un petit congrès, la direction du Land de la SPD le même jour, et la Linke a fixé son congrès au 31 octobre, après les vacances d’automne.

Ce que cela change pour les visiteurs

Le dimanche gratuit dans les musées revient dans le papier de discussions, ce qui rouvrirait sans billet la Museumsinsel et les collections du Kulturforum un dimanche par mois. Le rachat des logements, lui, ne produira aucun effet avant plusieurs années.

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