Piratage de Berlin : le groupe Rhysida publie les données volées aux administrations

Détail de la façade est du Rotes Rathaus, l'hôtel de ville de Berlin
Photo : Ansgar Koreng, CC BY 3.0 de (Wikimedia Commons)

Le groupe de cybercriminels Rhysida a publié vendredi 4 septembre une masse de données volées au réseau informatique des administrations de Berlin. Samedi, le gouvernement régional a indiqué examiner ces fichiers avec la plus grande attention, dans un dossier qui intervient deux semaines avant les élections régionales du 20 septembre.

Ce que contiennent les fichiers publiés

L’attaque a été découverte à la mi-août. Selon les autorités, les données ont commencé à être exfiltrées dès le 7 août depuis deux administrations, celles des Transports et de l’Urbanisme, qui ont été coupées du réseau commun pour limiter la propagation. Il s’agit du plus gros piratage informatique jamais subi par le Land de Berlin.

Rhysida réclamait 30 bitcoins, soit environ deux millions d’euros, et avait mis les données aux enchères sur son site. Le Sénat a refusé de payer, par principe et parce que la loi interdit de céder au chantage. L’ultimatum a expiré vendredi à 15 h 35 et le groupe a publié environ 5,8 téraoctets de données, soit près de 1,4 million de fichiers selon ses chiffres, qui restent à confirmer. Le groupe affirme y avoir placé des contrats, des procédures d’amendes, des mots de passe, des relevés bancaires, ainsi que des données personnelles de plusieurs milliers de personnes.

Ce que ça change pour vous

Les experts préviennent que ce type de fuite peut alimenter des usurpations d’identité et des campagnes d’hameçonnage ciblées. Soyez prudents avec les courriels, SMS ou appels qui se recommandent de ces données : l’administration berlinoise ne demande jamais vos mots de passe par téléphone ou par courriel.

Les personnes dont les données sont concernées seront prévenues par les autorités dans le cadre des règles de protection des données. En cas d’utilisation frauduleuse de vos informations, le réflexe est de déposer plainte auprès de la police. Le gouvernement berlinois, qui a activé une cellule de crise, demande aussi au public de ne pas diffuser de rumeurs non vérifiées sur les réseaux sociaux.

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